
MAUVE DE MAURITANIE
Malva sylvestris SSP. mauritania
Depuis l’Antiquité, les qualités laxatives de la mauve sont connues. Cicéron nous révèle qu’il fut copieusement purgé par un ragoût de mauve et de bette. Hippocrate la recommande pour les digestions difficiles. Pline vante sa décoction dans du lait pour guérir la toux en quelques jours … mais l’accuse par ailleurs de nuire à la chasteté !
Au Moyen-Age, on considérait la salade de ses feuilles comme très saine pour « ce que amollist le ventre, guérist la gravelle et rompt la pierre ».

REINE DES PRÉS
Filipendula ulmaria
Le nom spirée vient de la forme spiralée de ses fruits. L’épithète ulmaria (« ressemblant à l’orme ») fait référence aux folioles des feuilles qui ressemblent à celles de l’arbre.
La reine-des-prés a été découverte en 1853 par le chimiste strasbourgeois Charles Frédéric Gerhardt. Ce scientifique s’est particulièrement intéressé à son composant principal, l’acide salicylique. Les druides la considéraient comme une des plantes les plus sacrées : ils la récoltaient avec beaucoup de soin et la conservaient pour ses vertus médicinales.

MENTHE
Les dieux et déesses qui règnent sur l’Olympe ont coutume de faire subir des métamorphoses aux êtres qui les importunent. La menthe est née d’une histoire d’amour entre Mintha, jolie naïade et Pluton, le dieu des enfers. Hélas pour Mintha, Pluton est l’époux de Proserpine qui, jalouse de voir son mari courtiser la nymphe, la transforme en fleur.
Dans la Grèce antique, la menthe à feuilles longues constituait le symbole de l’amour passionné. On en faisait des boissons et les fiancés en tressaient des couronnes pour leur mariage, qui étaient supposés les prévenir des effets de la gueule de bois.

BOURRACHE
Borrago officinalis
De l’arabe « abou rach » (père de la sueur, cf propriété sudorique) et du latin « burra » (cf. bourre, amas de fibres servant au rembourrage, étoffe à poils longs comme les poils rudes couvrant tige et feuilles de la Bourrache).
Les Grecs anciens utilisaient déjà les fleurs de la bourrache pour parfumer salades et vins. Ils la nommaient euphrosine (qui rend heureux).
Au Moyen Âge, la bourrache faisait partie des soupes d’herbes (citée dans Le Mesnagier de Paris au XIVème siècle) et était considérée comme une plante magique aphrodisiaque car on pensait qu’elle donnait de l’assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie devait permettre au séducteur de remporter le succès auprès d’une femme.
Dans le langage des fleurs, la bourrache est associée au courage.
